Billet d’humeur : Et oui c’est la reprise

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A peine un bon mois de vacances que déjà il faut frotter les pieds pour enlever le sable, remettre les chaussettes et les crampons, et retourner jouer du sifflet, pardon officier sur les terrains de France, de Navarre et du reste du monde.
Les arbitres surveillants de baignade ont déjà un avantage, ils ont gardé le souffle en rapatriant les nageurs qui s’égarent dans la zone de bain à coups de « A 10M monsieur ! ». Mais pour les autres et même pour eux, le pré de l’ovalie et les incantations ennntre les perches vous appellent vers le doux gazon de la nouvelle saison.

Et encore, l’officiel de l’ovalie est épargné, il aurait pu jouer du son strident avant ce mois d’août, si le rugby avait été discipline olympique. Mais il va falloir attendre 4 ans, à 7, pour revoir le ballon pas rond titiller les anneaux. La faute à qui ? Aux ricains c’est sûr, mais surtout à un manque d’ouverture de l’esprit olympique envers la fraternité rugbalistique, lors de cette célèbre finale de 1924 entre coqs et aigles, français et fourbes ricains. La mornifle de l’ovalie n’est-elle pas une osmose vers cet esprit de dépassement personnel et collectif propre aux principes sacrés de l’olympisme ? Incompréhension quand tu nous tiens…

Mais du coup, la reprise arrive. Les grains de sable éparpillés, reste à finir le Pass’port de l’arbitre, revoir les règles existantes, ingurgiter les nouveautés.
Reste aussi à se préparer physiquement pour arriver à courir plus vite que le pilard et arriver à temps pour l’impact de l’ailier (remarquez, il sera toujours temps de siffler un en avant pour souffler).
Et reste enfin à se préparer psychologiquement à vêtir tel un digne sénéchal la collection 2012-2013 de l’uniforme du furieux du sifflet, le jaune assez classique, le vert camouflé, le rose fushia auquel il ne manque que le rappel taupe pour être abouti selon Valérie Damidot. Pink Floyd ou panthère rose, il faudra travailler l’oreille pour la rendre très sélective car dans les tribunes, le supporter étant moins fin que les 8 de devant réunis, il va s’en donner à cœur joie… Peut-être aurons-nous droit à un florilège des inspirations venues des tribunes vis à vis de ce maillot éclairant la nuit.

Bonne saison à tous, et n’oubliez pas, en toutes circonstances, de nuit comme de jour et par tous temps, ça n’est pas parce qu’on n’a rien à siffler qu’il faut fermer sa gueule…